Tavaux-et-Pontséricourt

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Les premières traces de l’activité humaine (des silex taillés de type levalloisien) découvertes sur le territoire de Tavaux remontent vraisemblablement à plus de 10 000 ans.

Tavaux est l’un des plus anciens villages de la région. Le nom « Tavellus » apparait pour la première fois dans une charte carolingienne de Charles le chauve en 867. Un four à chaux datant de la même époque a d’ailleurs été mis à jour en 1968-71 à la Butte de Malaise par le groupe de recherches Archéologique de la Thiérache.

Créé autour d’un pont sur la Serre, Pontséricourt n’apparait qu’en 1242 et constitue jusqu’en 1792 une paroisse distincte dont l’église est placée sous le vocable de Saint Médard.

Dès le Moyen-Age, chaque paroisse a son écart. Dépendant de Pontséricourt, le hameau de Combersicourt disparaît au 17è siècle. Sur le terroir de Tavaux, la grosse ferme de Malaise est donnée par les chanoines de la cathédrale de Laon à l’abbaye de Montreuil en Thiérache en 1134.

Au début du 19è , la population atteint son maximum en 1836 (1325 habitants). Une fabrique de sucre est créée à Tavaux en 1864. Rachetée en 1898 par la sucrerie de Montcornet, elle est transformée alors en râperie. Reliée à l’usine centrale par une centralisation souterraine de plus de 10 km, elle fonctionne jusqu’à la guerre 14-18.

Août 1914. La tradition locale rapporte qu’au moment de la bataille de Guise, le colonel Pétain a reçu ses étoiles de général à Tavaux. Le 30 août, les premiers uhlans sont aperçus près du village. L’occupation allemande dure jusqu’au 6 novembre 1918.

Nouvelle occupation de mai 40 à août 44. Lors de la Libération, une opération de représailles est menée contre le village par les troupes allemandes de la Division Adolph Hitler. Le 30 août, le village de Tavaux est détruit en partie et 21 habitants sont exécutés sauvagement. Le village martyr reçoit la Médaille de la Résistance par un décret du 3 mars 1947 signé par le Président de la République, Vincent Auriol.

Les 2 paroisses bénéficièrent d’une « charte communale » (obtenue en 1167).
En 1228, un conflit oppose les paroissiens de Tavaux titulaires d’une église collégiale au sire Thomas de Vervins qui les retint prisonniers plusieurs années.
Tragédie du 30 août 44 : les témoignages des écoliers survivants sont consignés dans les cahiers de l’époque ; une stèle est dressée en mémoire des victimes.